Du cacao au café, de l’anacarde à l’hévéa, en passant par le coton, l’huile de palme, la banane plantain et les cultures vivrières, l’agriculture demeure un pilier de l’économie ivoirienne. Elle représente également une source majeure d’emplois et de revenus pour les populations rurales. Mais le secteur reste exposé à plusieurs menaces, notamment les fluctuations des cours internationaux, le changement climatique, la dégradation des sols et les difficultés d’accès aux financements.
La reconnaissance exprimée à l’endroit des producteurs intervient dans un contexte où la Côte d’Ivoire cherche à renforcer la transformation locale de ses matières premières. L’enjeu n’est plus seulement de produire et d’exporter, mais aussi de transformer davantage sur place afin de créer de la valeur, des emplois et de nouvelles opportunités pour les jeunes.
La question de la résilience climatique s’impose désormais dans toutes les politiques agricoles. Les fortes pluies et les inondations enregistrées ces derniers mois ont rappelé la vulnérabilité des populations et des activités économiques. Les exploitations agricoles, les routes rurales et les infrastructures de commercialisation peuvent être lourdement affectées par les événements météorologiques extrêmes.
Le président de la République a annoncé l’accélération des investissements dans les infrastructures de drainage et d’assainissement, ainsi que le renforcement des dispositifs de prévention. Ces mesures concernent directement les zones urbaines, mais elles revêtent également une importance pour les territoires ruraux, où les inondations peuvent détruire les cultures, isoler les villages et perturber l’écoulement des productions.
La célébration intervient également dans un environnement international marqué par les tensions géopolitiques, les défis sécuritaires et la fragilité de l’économie mondiale. Ces facteurs influencent les prix des produits agricoles, le coût des intrants, les échanges commerciaux et les revenus des producteurs.
Face à ces incertitudes, la Côte d’Ivoire entend consolider les bases de son économie en s’appuyant sur ses secteurs productifs. La diversification des activités, le développement de l’industrie, la promotion de l’entrepreneuriat et l’accompagnement des petites et moyennes entreprises apparaissent comme des leviers essentiels.
Dans les quartiers populaires comme dans les zones rurales, les jeunes constituent une force importante de cette transformation. Beaucoup s’investissent désormais dans l’agriculture, l’agro-industrie, le commerce et les services. Leur intégration dans les chaînes de valeur agricoles pourrait contribuer à renouveler le secteur et à limiter l’exode rural.
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