Mèche de cheveux à partir des fibres de bananiers 

Rien ne se perd, tout se transforme. Les fibres de bananiers servent dans la fabrication des mèches biodégradables, une innovation d’un jeune biologiste congolais Serge Bashonga. Le projet en phase pilote attend sa mise en échelle.

Soucieux de la protection de l’environnement et participer à la création de la richesse dans son pays, Serge Bashonga lance son entreprise Kivu Ecosolution après le ciblage d’un besoin dont il décide d’apporter des solutions.

Le déclic rapporte-t-il est parti du commerce de perruques conçues à partir des mèches synthétiques (en plastique) de sa petite sœur. Avec le temps et vu la demande grandissante, Serge a remarqué que le business de sa sœur produisait beaucoup de déchets qui étaient soit jetés soit brûlés.

"C’est à ce moment que je me suis posé la question à savoir où vont toutes ces tonnes de déchets de mèches plastiques qu’utilisent toutes ces femmes ? ", questionne l’innovateur.

Dans ses recherches, il découvre que son pays (RDC) importe annuellement d’importantes quantités de ces produits qui après usage, sont jetés en poubelle sans aucune possibilité de recyclage.

L'innovateur Serge Bashonga de la RDC

L’absence de recyclage fait de ces déchets des substances polluantes de l’environnement. Son innovation s’oppose en alternative aux mèches importées.

(re)lire : Obtenir une centaine de plants à  partir d'un rejet de bananiers

"Les Mèches qui sont sur le marché prennent déjà beaucoup de temps pour se décomposer. C’est ainsi que nous avons pensé fabriquer ces mèches biodégradables pour protéger l’environnement", confie Serge Bashonga.

"Après la récolte des bananes, le tronc du bananier a longtemps été considéré comme déchet mais nous le valorisons. Notre innovation a changé la donne", ajoute-t-il.

Outre l’avantage environnemental, cette innovation peut aussi contribuer à créer de la richesse en limitant la quantité d’importation des mèches en plastique.

"Nos mèches ne sont pas encore en vente. Notre plus grande difficulté est que nous travaillons encore de façon artisanale faute de moyens alors que nous avons les demandes. Des investisseurs sont attendus pour nous aider à passer de l’artisanal à l’industriel", a-t-il fait savoir.

Serge Bashonga ambitionne de réinventer le goût des femmes africaines en matière de mèches et concurrencer avec les cheveux synthétiques importés.

-----------

G.H

 Veuillez laisser un commentaire 
 A lire aussi