- Publié le Mar 19 Mai 2026
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La ville de Ferkessédougou a accueilli, du 12 au 16 mai 2026, une série d’ateliers consacrés à la mobilité pastorale et à la gestion durable des ressources dans les régions du Bounkani et du Tchologo.
Ces
rencontres, organisées sous la présidence du ministre des Ressources animales
et halieutiques, Sidy Tiémoko Touré, ont réuni le ministère des Ressources
animales et halieutiques (MIRAH), l’Organisation internationale pour les
migrations (OIM) ainsi que le gouvernement du Japon autour d’un objectif commun
: renforcer la stabilité et le développement des territoires confrontés aux
défis de la transhumance.
Au cours de
ces assises, trois études jugées déterminantes ont été officiellement
restituées. Elles portent respectivement sur la gestion des ressources en eau,
l’état des ressources agropastorales et l’évaluation des risques liés aux
catastrophes naturelles. Ces travaux s’inscrivent dans une démarche de
meilleure compréhension des dynamiques pastorales dans une zone soumise à de
fortes pressions climatiques, économiques et sécuritaires.
Pour les
partenaires du projet, la question de la transhumance dépasse aujourd’hui le
seul cadre de l’élevage. Dans un contexte régional marqué par la raréfaction
des ressources naturelles et les tensions aux frontières, la mobilité des
éleveurs apparaît comme un enjeu majeur de paix sociale, de sécurité et
d’organisation territoriale.
Les études
présentées à Ferkessédougou offrent ainsi des données stratégiques permettant
d’identifier les couloirs de passage du bétail, les zones sensibles ainsi que
les ressources disponibles. Elles devraient également aider les autorités
publiques à mieux planifier les actions de développement et à orienter les
investissements vers des projets capables de renforcer la résilience des
populations locales.
Les
conclusions de ces travaux serviront notamment à soutenir des initiatives en
faveur de la cohésion sociale, de la prévention des conflits communautaires et
de l’adaptation aux effets du changement climatique dans les régions
concernées.
À travers
cette collaboration, le MIRAH, l’OIM et le gouvernement japonais entendent
promouvoir une gouvernance apaisée de la mobilité pastorale, considérée comme
un outil de développement durable pour le nord de la Côte d’Ivoire et
l’ensemble de l’espace ouest-africain.
L’OIM a
d’ailleurs renouvelé son engagement à poursuivre son accompagnement auprès de
l’État ivoirien afin de traduire les recommandations issues de ces études en
actions concrètes au bénéfice des communautés locales.
BINGO
WILLIAMS