Les premiers constats indiquent que les animaux circulaient sans les documents sanitaires et administratifs obligatoires. D’après des témoignages recueillis, les ânes auraient été acquis au Mali puis acheminés par étapes jusqu’à Sandrégou, village de la sous-préfecture de M’Bengué, où ils auraient été rassemblés en vue d’un départ vers le Ghana.
Privés des pièces requises et soupçonnés d’être destinés à une exportation illégale, les 78 animaux ont été saisis et placés sous la garde des services vétérinaires. Des dispositions ont été prises pour leur alimentation, leur prise en charge sanitaire, leur sécurité et le maintien des mesures de biosécurité.
Le ministère des Ressources animales et halieutiques a annoncé l’ouverture d’enquêtes complémentaires pour établir l’origine précise des animaux, les conditions de leur entrée sur le territoire ivoirien et identifier les personnes impliquées. Ces investigations visent aussi à retracer le circuit utilisé pour regrouper et transporter les ânes.
Cette affaire survient alors que le ministère signale une augmentation des trafics transfrontaliers d’ânes et de produits dérivés, un phénomène jugé préoccupant en raison du rôle économique crucial de ces animaux dans les zones rurales. Le ministère rappelle l’interdiction des abattages ou exportations non autorisés et appelle éleveurs, commerçants et transporteurs à se conformer strictement aux exigences sanitaires, vétérinaires et douanières. Le public est invité à signaler toute activité suspecte aux autorités compétentes.
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