CÔTE D’IVOIRE – L’USINE GONFREVILLE DE BOUAKÉ A DONNÉ UN COUP DUR À LA FILIÈRE COTON 

La fermeture prolongée de l'usine Gonfreville à Bouaké symbolise les défis de la transformation cotonnière en Côte d'Ivoire, sa réouverture imminente est nécessaire. Ce relancement permettra de transformer l'or blanc local en produits à haute valeur ajoutée.

L'usine Gonfreville de Bouaké, plus ancienne usine textile d'Afrique de l'Ouest, est fermée depuis près de 20 ans en raison de pénuries de coton brut et d'équipements obsolètes. Autrefois employant 2000 personnes et produisant 10 tonnes de coton par jour, elle n'opère plus qu'à minima avec 300 salariés et 500 kg/jour avant son arrêt total. Cette fermeture illustre les faiblesses de la filière coton face à la concurrence des importations et au manque d'intégration industrielle.

La réouverture de Gonfreville est imminente dans le cadre du programme "Champions nationaux", avec un plan de relance soutenu par le gouvernement pour dynamiser Bouaké. L'usine se consacrera à la transformation de l'or blanc ivoirien en textiles, créant des emplois et boostant l'économie locale. Des instructions présidentielles visent à faire de Gonfreville un pilier de l'industrialisation cotonnière.

La Côte d'Ivoire ambitionne de transformer localement 50 % de sa production cotonnière d'ici 2030, via des zones agro-industrielles à Yamoussoukro et Korhogo. Ce Plan National de Développement (PND) étend cette stratégie à d'autres filières comme le cacao, l'anacarde et le café, pour accroître la valeur ajoutée et les emplois. Des programmes comme le PADFA renforcent les chaînes de valeur agricoles vers une souveraineté agro-industrielle.

 

Edgard ASSEMIEN

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