- Publié le Sam 31 Janvier 2026
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La fermeture prolongée de l'usine Gonfreville à Bouaké symbolise les défis de la transformation cotonnière en Côte d'Ivoire, sa réouverture imminente est nécessaire. Ce relancement permettra de transformer l'or blanc local en produits à haute valeur ajoutée.
L'usine
Gonfreville de Bouaké, plus ancienne usine textile d'Afrique de l'Ouest, est
fermée depuis près de 20 ans en raison de pénuries de coton brut et
d'équipements obsolètes. Autrefois employant 2000 personnes et produisant 10
tonnes de coton par jour, elle n'opère plus qu'à minima avec 300 salariés et
500 kg/jour avant son arrêt total. Cette fermeture illustre les faiblesses de
la filière coton face à la concurrence des importations et au manque
d'intégration industrielle.
La réouverture de
Gonfreville est imminente dans le cadre du programme "Champions
nationaux", avec un plan de relance soutenu par le gouvernement pour
dynamiser Bouaké. L'usine se consacrera à la transformation de l'or blanc
ivoirien en textiles, créant des emplois et boostant l'économie locale. Des
instructions présidentielles visent à faire de Gonfreville un pilier de
l'industrialisation cotonnière.
La Côte d'Ivoire
ambitionne de transformer localement 50 % de sa production cotonnière d'ici
2030, via des zones agro-industrielles à Yamoussoukro et Korhogo. Ce Plan
National de Développement (PND) étend cette stratégie à d'autres filières comme
le cacao, l'anacarde et le café, pour accroître la valeur ajoutée et les
emplois. Des programmes comme le PADFA renforcent les chaînes de valeur
agricoles vers une souveraineté agro-industrielle.
Edgard ASSEMIEN