PROPRIÉTÉ FONCIÈRE EN AFRIQUE ET EN CÔTE D’IVOIRE - L’UNIVERSITÉ ALASSANE OUATTARA AU CŒUR DE LA RÉFLEXION SCIENTIFIQUE 

L’Université Alassane Ouattara (UAO) a abrité, du mardi 16 au jeudi 18 décembre 2025, un colloque international consacré à « l’exigence de la propriété foncière en Côte d’Ivoire et en Afrique ». Organisée par l’Unité de Recherche pour le Développement (URED) et le Centre de Recherche pour le Développement (CRD), cette rencontre scientifique a réuni universitaires, chercheurs et acteurs du secteur foncier autour d’un enjeu majeur de développement.

À l’ouverture des travaux, le président du comité d’organisation, Dr (MC) Kouamé Dhédé Paul Éric, a souhaité la bienvenue aux participants tout en soulignant la pertinence du thème, au regard des défis sociaux, économiques et politiques liés au foncier sur le continent africain.

Pour sa part, le professeur Oura Kouadio Raphael, président du comité scientifique, a rappelé le rôle stratégique des universités, et particulièrement de l’UAO, dans la production de savoirs scientifiques capables d’éclairer l’action publique. Il a exprimé l’espoir que les réflexions issues de ce colloque débouchent sur des solutions durables aux problématiques foncières en Afrique.

Représentant la gouvernance universitaire, le professeur Ebouat Jean Marc, chef du Service de la valorisation et de l’innovation, a salué l’engagement de l’UAO en faveur d’une recherche utile et tournée vers l’impact social. Il a, à cet effet, réaffirmé la vision du président Kouakou Koffi, qui fait de la recherche un levier de réponse aux préoccupations quotidiennes des populations.

La conférence inaugurale, animée par le Dr Dembélé Ousmane, enseignant-chercheur à la retraite de l’Université Félix Houphouët-Boigny, a porté sur « Ombre et lumière de la politique d’accession à la propriété privée en Côte d’Ivoire », offrant une analyse critique des avancées et des limites du système foncier ivoirien.

Pendant trois jours, les participants ont échangé autour de quatre axes majeurs : la propriété foncière dans le système coutumier, les inégalités sociales d’accès à la terre, les conflits fonciers et la sécurisation des terres. Ces travaux ont été enrichis par des panels de haut niveau, avec la participation de l’AFOR, du ministère de l’Agriculture, ainsi que des chefs de communautés et de groupements, traduisant une volonté de dialogue entre le monde académique et les acteurs de terrain.

Au terme des échanges, ce colloque s’est imposé comme un cadre de réflexion stratégique, visant à contribuer à une meilleure gouvernance foncière, condition essentielle à la paix sociale et au développement durable en Côte d’Ivoire et en Afrique.

 

BINGO WILLIAMS

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