- Publié le Ven 19 Décembre 2025
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L’Université Alassane Ouattara (UAO) a abrité, du mardi 16 au jeudi 18 décembre 2025, un colloque international consacré à « l’exigence de la propriété foncière en Côte d’Ivoire et en Afrique ». Organisée par l’Unité de Recherche pour le Développement (URED) et le Centre de Recherche pour le Développement (CRD), cette rencontre scientifique a réuni universitaires, chercheurs et acteurs du secteur foncier autour d’un enjeu majeur de développement.
À l’ouverture des travaux, le président du comité
d’organisation, Dr (MC) Kouamé Dhédé Paul Éric, a souhaité la bienvenue aux
participants tout en soulignant la pertinence du thème, au regard des défis
sociaux, économiques et politiques liés au foncier sur le continent africain.
Pour sa part, le professeur Oura Kouadio Raphael, président
du comité scientifique, a rappelé le rôle stratégique des universités, et
particulièrement de l’UAO, dans la production de savoirs scientifiques capables
d’éclairer l’action publique. Il a exprimé l’espoir que les réflexions issues
de ce colloque débouchent sur des solutions durables aux problématiques
foncières en Afrique.
Représentant la gouvernance universitaire, le professeur
Ebouat Jean Marc, chef du Service de la valorisation et de l’innovation, a
salué l’engagement de l’UAO en faveur d’une recherche utile et tournée vers
l’impact social. Il a, à cet effet, réaffirmé la vision du président Kouakou
Koffi, qui fait de la recherche un levier de réponse aux préoccupations
quotidiennes des populations.
La conférence inaugurale, animée par le Dr Dembélé Ousmane,
enseignant-chercheur à la retraite de l’Université Félix Houphouët-Boigny, a
porté sur « Ombre et lumière de la politique d’accession à la propriété privée
en Côte d’Ivoire », offrant une analyse critique des avancées et des limites du
système foncier ivoirien.
Pendant trois jours, les participants ont échangé autour de
quatre axes majeurs : la propriété foncière dans le système coutumier, les
inégalités sociales d’accès à la terre, les conflits fonciers et la
sécurisation des terres. Ces travaux ont été enrichis par des panels de haut
niveau, avec la participation de l’AFOR, du ministère de l’Agriculture, ainsi
que des chefs de communautés et de groupements, traduisant une volonté de
dialogue entre le monde académique et les acteurs de terrain.
Au terme des échanges, ce colloque s’est imposé comme un
cadre de réflexion stratégique, visant à contribuer à une meilleure gouvernance
foncière, condition essentielle à la paix sociale et au développement durable
en Côte d’Ivoire et en Afrique.
BINGO WILLIAMS