Face à la montée
continue de la consommation de riz en Afrique, AfricaRice s’engage à
accompagner les pays africains dans la réduction de leur dépendance aux
importations. « La politique agricole, ça, c’est le premier pas, mais il faut
aussi renforcer les structures de recherche et développer des technologies
adaptées », explique Baboucarr Manneh face aux chercheurs et décideurs venus
des pays membres de AfricaRice.
Depuis sa
création en 1971, AfricaRice a aidé plusieurs pays à augmenter
significativement leur production de riz. Pourtant, la consommation croissante
dépasse encore la production dans de nombreux pays. Pour inverser la tendance,
les États doivent prioriser la sécurité alimentaire dans leurs programmes et
allouer suffisamment de ressources aux techniciens et chercheurs agricoles.
Les
infrastructures jouent également un rôle crucial. Routes, canalisations
d’irrigation, et chaîne de valeur bien structurée sont nécessaires pour que la
production atteigne efficacement les consommateurs. L’exemple de l’Égypte, qui
maintient depuis plus de 30 ans des rendements élevés de 9 à 10 tonnes à
l’hectare, montre qu’une alimentation autosuffisante est possible.
Pour Dembélé
Urbain, chercheur à l’Institut de l'Économie Rurale au Mali, renforcer le
partenariat entre AfricaRice et les pays est essentiel pour valoriser les
activités communes et renforcer l’impact des recherches.
L’autosuffisance
alimentaire en Afrique est un défi ambitieux mais réalisable, à condition d’une
politique agricole stable, d’investissements soutenus en recherche et de bonnes
infrastructures. AfricaRice continue de mobiliser tous les acteurs, des gouvernements
aux producteurs, pour que la science agricole se traduise par un véritable
impact au service des populations africaines.
Edgard ASSEMIEN