Ce bond annoncé s’explique principalement par la vigueur de
l’activité sur le segment transformation. En effet, le volume de noix de cajou
traité par les industriels devrait passer de 344 028 tonnes en 2024 à
659 579 tonnes en 2025, soit 91,7 % de progression. Dans la première
économie de l’UEMOA, 37 unités de transformation d’une capacité totale
installée de 830 000 tonnes sont désormais opérationnelles, contre moins
de 10 en 2015, avec les investissements croissants des acteurs locaux et
étrangers encouragés par des incitations fiscales et non fiscales.
Alors que les autorités ambitionnent de transformer
localement 50 % de sa production d’ici 2030, Mamadou Berté affirme qu’une
dizaine de nouveaux projets devraient prochainement ajouter 200 000 tonnes
de capacité supplémentaires à l’industrie.
Actuellement second plus grand exportateur d’amandes
derrière le Vietnam, la Côte d'Ivoire a produit environ 1,5 million de tonnes
de noix de cajou brutes en 2025, contre 944 673 tonnes en 2024 et
1,2 million de tonnes en 2023, selon les données du Conseil du Coton de l'Anacarde et du Karité.
Rédaction