Avec une production nationale estimée à plus de 1 500 000 tonnes en 2025, la filière anacarde demeure un pilier stratégique de l’économie ivoirienne. Toutefois, les pratiques inadaptées lors de la récolte, du séchage, du stockage ou de la commercialisation peuvent affecter la valeur marchande des produits et fragiliser la crédibilité du pays. D’où l’intensification des actions de terrain pour renforcer les capacités des acteurs.
Les séances de sensibilisation, conduites avec l’appui technique de l’ANADER, ont permis de rappeler les bonnes pratiques essentielles : laisser les pommes tomber naturellement de l’arbre, ramasser les noix quotidiennement, les détacher soigneusement de la pomme à l’aide de ficelles, les sécher correctement sur claies, procéder à un tri rigoureux pendant le séchage, les ensacher dans des sacs appropriés et les conserver dans des magasins bien aérés. Ces recommandations ont été détaillées par Soro Klotioloma, coordonnateur national des filières coton, anacarde, mangue et foresterie à l’ANADER.
Pour les producteurs, à l’image de Soro Kolotioloman, cette formation constitue un appui déterminant. « Nous allons désormais bien récolter, bien trier et bien sécher, parce que nous sommes mieux formés », s’est-il réjoui.
Cette tournée de sensibilisation touchera 28 localités des zones de productions.
EDGARD ASSEMIEN